A la sortie du Conseil des ministres où elle venait de présenter ce dispositif, Marisol Touraine a souligné qu'il devrait concerner en 2013 quelque 110 000 personnes, pour un coût estimé à 1,1 milliard d'euros cette année-là. Et de rappeler que son financement serait permis par une hausse des cotisations vieillesse de 0,1 point par an pour les salariés et pour les employeurs. «Soit 1,60 euro pour quelqu'un qui gagne le smic, 2 euros pour quelqu'un qui gagne 1600 euros par mois», a-t-elle dit. «A terme, en 2017, la mesure coûtera moins cher que ce qui était prévu tout en concernant autant de personnes», a souligné la ministre, évaluant le montant à «environ trois milliards d'euros». «Cela permettra un prélèvement limité à 0,5 point au total».
«C'était une mesure nécessaire, indispensable, pour corriger une injustice créée par la réforme des retraites de 2010», a renchéri Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, précisant que cette mesure s'adresserait, à partir du 1er novembre, à ceux qui ont commencé à travailler tôt.