Blog d'informations et Le blog du Syndicat CGT du Centre Hospitalier de Port-Louis/Riantec
La mobilisation contre la réforme des retraites reste très forte à Lorient. Elle augmente même. ce mardi, quelque 20.000 manifestants ont défilé dans les rues de la ville. A noter, dans le cortège, la présence de lycéens en ordre dispersé et la mise en place dans la matinée de barrages aux entrées de la ville.
Ce mardi 12 octobre à 5 h 30, les militants du syndicat CFDT transports du Morbihan ont bloqué les portes du dépôt pétrolier du port de commerce de Kergroise à Lorient. Il ne s'agit pas d'un véritable blocage puisque rapidement, ils ont laissé entrer les camions citerne au compte gouttes.
Les manifestants de ce matin ont prévu de rejoindre dans la matinée, le cortège dans les rues de Lorient.
Du côté du port, à 6 h ce matin, à l'appel de la CGT, les dockers au commerce et à la pêche, ainsi que les salariés de la société d'exploitation du port de pêche ont dressé des barrages de palettes de bois enflammées au rond-point de Kéroman. Impossible franchir ce barrage prévu pour durer longtemps.
Ce blocage de l'entrée principale de la ville de Lorient a occasionné de nombreux embouteillages tant sur la voie express Quimper Nantes que dans la ville elle-même. La journée de grève commence fort à Lorient.
10.000 d'un côté. 28.000 de l'autre. La guerre des chiffres a bien eu lieu. Seule certitude: Lorient a connu hier sa plus forte mobilisation contre le projet de réforme des retraites. Au bas mot, 20.000mani- festants, appelés à redescendre dans la rue dès samedi.

Circulation perturbée dès 5h30. A Lorient, la journée de grève commence fort. Les actions débutent dès 5h30 avec le blocage, par les militants de la CFDT transports du Morbihan, des portes du dépôt pétrolier du port de commerce de Kergroise. Une action symbolique puisque les camions reprendront en début de matinée leurs rotations. A 6h, les dockers au commerce et à la pêche, à l'appel de la CGT, ont pris le relais, en enflammant des palettes de bois au rond-point de Keroman. Conséquence, une circulation fortement perturbée à l'entrée de la ville pour les automobilistes, également bloqués dès 7h au rond-point du Moustoir à Caudan, provoquant un fort ralentissement aux abords de l'axe Lorient-Roscoff. 20.000 manifestants.
A 10h, le boulevard Cosmao-Dumanoir ressemble à un long ruban populaire, hérissé de drapeaux syndicaux et de pancartes revendicatives.
Le capitaine Haddock, précédé d'un improbable bonze, promet «la fin du monde en 2012». L'une des inconnues de cette mobilisation? Le renfort des jeunes dans le cortège. Jusqu'à présent, ils avaient donné de la voix, mais de leur côté. Alors? Ils sont bien là, mais en ordre dispersé. A 10h15, Sabine, Nelson et Marie cherchent encore «leurs copains de classe». La veille, réunis en assemblée générale, les lycéens d'Hennebont ont voté la grève. «C'est ma première manif, on est là pour les retraites», justifie simplement la lycéenne. Dans le cortège, aux allures de joyeuse kermesse, qui s'ébroue, Stéphanie, 32 ans, est venue avec ses quatre enfants. «Je travaille dans l'hôtellerie, je me vois mal servir des clients jusqu'à 65 ans». A ses côtés, un homme tape sur une poêle avec une cuiller en bois. Une autre, plus originale, frotte des coquilles Saint-Jacques. Histoire de signifier que, franchement, «cette tambouille de réforme, ils n'en veulent pas». Roland, 63 ans, est à la retraite. «Je viens par solidarité. J'étais là à la dernière manif. Je serai à la prochaine». A 12h10 quand la tête de proue du cortège arrive place de l'hôtel de ville, un fort contingent piétine encore cours de Chazelles. Ce qui fait dire aux syndicats que «la mobilisation a battu tous les records». Un bon 20.000 selon nos estimations. Il est 13h et le bloc, compact et bigarré, se fissure sans avoir au préalable lancé un prochain mot d'ordre pour samedi prochain. Ce point sera au menu de l'intersyndicale qui se réunira aujourd'hui à 15h. La voie express bloquée. Àpartir de 14h30, plus de 150manifestants issus des sections CGT locales (SBFM, territoriaux, STX, Chantelle, Celtis, Lorient Habitat...) ont bloqué le rond-point de Lann-Sévelin, à Lanester. Vers 15h15, le cortège est descendu jusqu'à la voie express voisine, qui a été bloquée pendant près d'une heure dans le sens Quimper - Vannes. Les manifestants sont sortis de la RN 165 au niveau de la concession Renault. Le bouchon de 4km qui s'était formé derrière eux s'est alors rapidement dissous.
source: letelegramme .com (12 & 13 octobre 2010)
Les lycéens ont incontestablement grossi les rangs de la manifestation qui s'est terminée vers 12 h 30. Les syndicalistes annoncent 18.000 manifestants, environ 5.000 selon la police et 11.000 selon notre comptage. En tête de cortège, les lycéens ont vibré au rythme des slogans.
source: letelegramme.com (mardi 12 octobre)
Vannes (56)
Le point fort de cette nouvelle journée de manifestation est la mobilisation des lycéens. Hier, à Vannes, ils sont venus en masse rejoindre le long cortège de manifestants.
Ils étaient plus de 18.000 selon les syndicalistes, 5.000 selon la police et 11.000 selon notre comptage à battre le pavé dans les rues de Vannes, hier. Dès 9h, les lycéens du lycée Lesage à Vannes ont investi les couloirs de leur établissement scolaire pour «faire bouger» les autres lycéens déjà en cours à cette heure de la matinée. Vers 10h, ils ont rejoint le cortège sur le port. Pendant plus de deux heures et demie, les lycéens ont animé le cortège sur un parcours beaucoup plus long que d'habitude. Ambre, présidente de l'Unef, syndicat étudiant, a mené avec les syndicalistes de la CGT la tête du cortège.
Une action FO devant la Société Générale
Après la manifestation, une assemblée générale s'est déroulée au Palais des arts, en présence des représentants syndicaux de la CGT, Solidaires, FSU, FO... et des associations (Attac, Collectif syndicaliste de lutte 56...). Il a été décidé d'organiser dans la foulée une action symbolique. Une vingtaine de manifestants, conduits par FO, se sont ainsi rendus devant les locaux de la Société Général, rue Thiers. Une petite délégation est rentrée dans les locaux et a pu échanger avec la direction. Cette mini-manifestation a duré une quinzaine de minutes. Une autre assemblée générale devrait se tenir aujourd'hui pour décider d'une éventuelle reconduction et des actions possibles.
TPV: perturbations sur les lignes 1 à 5
Les lignes de bus 1 à 5 ont connu des perturbations hier matin. Jusqu'à 9h30, seuls les services d'heure de pointe ont fonctionné. Après 9h30, les services dits d'heures creuses n'ont pas été assurés. Sur les autres lignes trafic, normal. L'après-midi à partir de 15h, retour à la normale sur toutes les lignes. Sur les autres lignes et sur les services scolaires: pas de perturbation. Les TPV ont enregistré un taux de 20% de grévistes.
Cinq écoles maternelles fermées
Le service enseignement de la ville de Vannes faisait état hier de cinq écoles maternelles fermées: Cliscouët, Beaupré-Lalande, Rohan, Armorique et Catherine-Descartes. La ville a mis en place un service d'accueil au centre de Kerniol: 58 enfants ont été accueillis. La cantine était assurée dans les écoles qui étaient ouvertes ainsi qu'au centre de Kerniol.
La Poste: 24% de grévistes
La distribution de courrier a également été perturbée: on enregistrait hier 24% de grévistes chez les facteurs dans le secteur de Vannes. Hier, seuls FO et Sud avaient déposé des préavis de grève reconductibles au niveau de la distribution. Ceux des autres syndicats (CGT, CFDT, CGC, CFTC UNSA) étaient sur 24heures seulement.
Michelin touché
L'usine Michelin, plus gros employeur privé de Vannes, a également été touchée par le mouvement: 20% des opérateurs étaient en grève.
Bertrand Le Bagousse et Maël Fabre
source:letelegramme.com (mercredi 13 octobre 2010)
SPRM/CGT (12octobre 2010)
SPRM/CGT (12 octobre 2010)
SPRM/CGT (12 octobre 2010)
Les cordes vocales soumises à rude épreuve, beaucoup de lycéens ont donné de la voix hier. C'est notamment grâce à eux que la manifestation a dépassé la barre des 4.000 contestataires.
Les personnels soignants en lutte du Centre Hospitalier Centre-Bretagne
«Si ça se trouve, à 100 ans, on travaillera encore». Pierre, 16 ans, en seconde au lycée Loth, a la langue bien pendue et la blagounette facile. N'empêche, comme pas mal de ses copains, hier, il est descendu dans la rue. On y voyait même quelques ados en costard. «La retraite, c'est hyper loin pour nous, on ne sait même pas ce qu'on va faire comme études, alors comme métier encore moins». Il se verrait quand même partir à la retraite à 60ans. «Entre 55 et 65 ans ce serait bien», commente Typhaine, une de ses camarades de classe. Plus que pour des retraites qui peuvent leur sembler bien lointaines, les lycéens plaident déjà pour avoir un boulot au sortir de leurs études. «On est là pour se faire entendre, enchaîne Maëva. Mes parents me disent même d'aller manifester». Et à demi-mot, ils évoquent la pénibilité, jurant qu'un agriculteur où un artisan doit partir à la retraite avant les «bureaucrates enfermés dans leurs bureaux».
«On est plus que concernés»
«Révoltés» à l'idée d'être une génération sacrifiée, ces lycéens sont persuadés que si les jeunes s'y mettent, ils peuvent faire bouger les choses. «Nous, on risque de travailler dans le bâtiment, donc c'est important de maintenir cet acquis de la retraite à 60ans. Laretraite, ça a beau être loin, ça nous touche directement, on est plus que concernés. Car on n'est pas des machines et un jour il faudra aussi qu'on ait droit à une retraite», soutient Vincent, en terminale bac pro au lycée du Blavet. Les bahuts se sont vidés de leurs élèves, hier matin, public comme privé. Les syndicats appellent de leurs voeux les lycéens à revenir manifester dès samedi. Ce qui sera moins facile pour certains qui n'habitent pas à Pontivy. La barre des 4.500 manifestants restera une référence difficile à franchir.
Antoine Besnard
source: letelegramme.com (13 octobre 2007
Belle-ile-en-mer (56)
Ce mardi matin à 10h30, le vent très froid, compensé par un beau soleil, n'avait pas empêché plus de 240 manifestants bellilois de se retrouver encore une fois à l'embarcadère du Palais...

Sifflets, chansons, biniou, bruits de casseroles, crécelles, cornes de brume et bonne humeur étaient au rendez-vous, à l'appel des syndicats, pour protester contre le projet de retraite.
Cynisme
Jean-Bernard Guézou, de l'Union locale CGT de Belle-Ile, a rappelé l'austérité entreprise par le gouvernement sur le prochain budget, la disparition des services publics, les destructions d'emplois. Sur le projet de retraite: l'impact vers les seniors sans emploi et les femmes. «En pariant sur une hausse du taux d'activité des femmes dans les années à venir pour résorber les écarts de durée de cotisations, ça ne manque pas de cynisme», commentait une insulaire senior au chômage. «Quant aux jeunes, l'avenir est aussi sombre», appuyait un retraité bellilois, évoquant les difficultés de son petit-fils à trouver un premier contrat.
Des actions à venir à Océane
Pour Claude Huchet, délégué syndical CFDT Océane, le ton est également motivé. «À la compagnie Océane, la saison est terminée. Donc les attaques de la direction contre les salariés sur les acquis et les conditions de travail reprennent. Mais c'est maintenant la saison syndicale qui démarre. Des actions sont en cours. Elles devraient se développer très prochainement», précisait le syndicaliste.
Un carton à la mer
Avant de se disperser vers 11h45, le cortège s'est retrouvé sur le port. Sous les applaudissements, syndicalistes CGT et CFDT ont symboliquement mis le projet de réforme dans un carton qu'ils ont jeté à l'eau. «Que les vents et courants ramènent notre message à l'Élysée», commentaient les participants qui concluaient. «Prochain rendez-vous samedi prochain, même lieu, même heure». À noter que plusieurs services administratifs ont été perturbés et la mairie du Palais fermée.
source: letelegramme.com
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