Blog d'informations et Le blog du Syndicat CGT du Centre Hospitalier de Port-Louis/Riantec
lundi 25 février 2013 ouest-france
Vendredi soir, les personnels CGT de l'hôpital de Port-Louis-Riantec ont organisé leur première réunion débat, à la salle des fêtes de Locmalo. Elle a été animée par Ludovic Bénabès, secrétaire du syndicat, Françoise Jaffré, membre du bureau et Joëlle Le Gall, présidente de la section de la Fédération nationale des personnes âgées et de leurs familles. Près de 80 personnes, familles de résidants et personnels hospitaliers de la région ont assisté à cette réunion.
Des services gratuits supprimés
« Nous avons commencé par sensibiliser les élus aux problèmes de l'hôpital, le sénateur Michel Le Scouarnec, le député Philippe Le Ray et le conseiller général Jacques Le Ludec », déclare Ludovic Bénabès. Ce dernier estime que les personnels ne sont plus en capacité de soigner correctement les résidants et les patients et que leurs conditions de travail ne cessent d'empirer.
Les réunions publiques de ce type sont la suite logique de leur action. Selon le syndicat, faute de moyens, les personnels n'ont plus le temps d'écouter et d'échanger ni la possibilité d'effectuer correctement leur mission...
Pour des impératifs d'économie, des services gratuits, comme la coiffure, pourtant initialement prévus par contrat, ont été supprimés, et sont maintenant à la charge des résidants. À cela, s'ajoute toute une liste de revendications aussi bien pour le confort élémentaire des résidants que pour les conditions de travail des personnels hospitaliers.
« La direction ne nous entend pas, déplore le délégué syndical, notamment sur la revendication, considérée comme essentielle, sur le mode dégradé, dont les discussions sont au point mort. » Ce mode, mis en place par la direction, est une procédure de travail destinée à pallier l'absence temporaire de personnels.
La direction de l'hôpital admet un allégement temporaire des procédures de travail, qui justifient que des actes, jugés non indispensables ni prioritaires, ne soient pas exécutés. Les personnels la dénoncent et demandent la mise en place de remplaçants...
Ils se déclarent fatigués mais motivés et voudraient que l'humain passe avant le budget et les chiffres.