Blog d'informations et Le blog du Syndicat CGT du Centre Hospitalier de Port-Louis/Riantec
L ’agence régionale de santé (ARS), une superadministration à la tête de l’hôpital public ? C’est la question qui peut se poser. Dès le 1er avril, les ARS remplaceront les agences régionales d’hospitalisation (ARH) dans les 26 régions. Ces nouvelles entités prennent sous leur coupe, entre autre, les missions régionales de santé publique et remplacent les unions régionales de caisse d’assurance maladie, les directions régionales des affaires sanitaires et sociales (DRASS) et les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS). Au final, les ARS décident des orientations de l’hôpital public : distribution du budget, nomination du directeur… Une centralisation du pouvoir décisionnel partie prenante de la loi hôpital, patient, santé, territoires (HPST), portée par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé.
Pour le professeur Grimaldi, président du Mouvement de défense de l’hôpital public (MDHP), « l’ARS est là pour réduire les dépenses de santé publique en renforçant le partenariat hospitalier public-privé. C’est aussi une instance politisée. Son dirigeant est un “ superpréfet ” de la santé nommé en Conseil des ministres ». En Île-de-France, c’est Claude Évin, ancien ministre socialiste de la Santé, qui en prend les rênes. Une arrivée médiatique, avec en toile de fond les récentes grèves à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Sous la pression syndicale, le directeur général de l’AP-HP avait accepté d’entamer des pourparlers sur le plan qui prévoyait de supprimer 4 000 postes et de regrouper 37 hôpitaux sur 12 sites. Pour Rose-May Rousseau, secrétaire générale de l’USAP-CGT, « l’ARS est la colonne vertébrale de la loi HPST, elle pourrait remettre en cause les négociations ». À peine installée, l’ARS est décriée par les acteurs de santé.
Cécile Rousseau Source L'humanité