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Blog d'informations et Le blog du Syndicat CGT du Centre Hospitalier de Port-Louis/Riantec

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CGT SANTE : PANORAMA DE PRESSE – Analyse fédérale du 08.08.2012

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Fé d é r a t i o n d e l a S a n t é e t d e l ’ A c t i o n S o c i a l e

 

 

PANORAMA DE PRESSE – Analyse fédérale du 08.08.2012

 Les coupes Pathos 2011 : des USLD incitent à une révision de la convergence tarifaire (Dépêche APM)

Les coupes Pathos réalisés en 2011 dans les unités de soins de longue durée incitent à une révision du dispositif de convergence tarifaire. En effet, depuis la précédente coupe qui avait été effectuée en 2006, la coupe Pathos 2011 met en évidence une augmentation des besoins en soins dans les USLD. Le Pathos moyen pondéré (PMP) atteint 389 contre 303 en 2006. Cette augmentation du Pathos a conduit la Direction Générale de l’Organisation des Soins (DGOS) à conclure que cette nouvelle coupe « impactent fortement le dispositif de convergence ». Elle estime donc que « la poursuite du dispositif de convergence implique une révision de ses modalités d’application » et estime qu’il convient d’avoir une approche sanitaire de la question des USLD.

La CGT dénonce depuis le début la partition des lits d’USLD. De plus, la CGT avait dénoncé qu’en 2006 l’évaluation des besoins en soins par la coupe Pathos ne s’était effectuée que pour les lits d’USLD. Les besoin en soins des personnes âgées dans les EHPAD n’avaient pas été évalués et donc les données avaient été faussées sur le besoin en lits sanitaires, accueillant des personnes âgées malades et dépendantes. De plus, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2010 a organisé un mécanisme de tarifs plafonds pour les USLD, tarifs plafonds identiques à ceux des EHPAD. La conséquence de cette disposition est que la très grande majorité des USLD se retrouvent en situation de convergence tarifaire ce que la CGT a toujours dénoncé.

Pour rappel, sur 83 000 lits d’USLD en France, 51 000 lits ont été transformés en lits d’EHPAD. La CGT restera vigilante afin que la qualification et l’orientation sanitaire des lits d’USLD soient maintenues. Les USLD sanitaires doivent pouvoir continuer à accueillir des personnes âgées très dépendantes et très malades, requérant des soins médicaux techniques importants.

 Dépendance (Le Monde)

Un éditorial aborde le dossier de la dépendance qui ne semble pas être une priorité du gouvernement. Le constat reste inquiétant en termes financiers : « D'ici à 2040, selon les derniers calculs de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, le nombre de bénéficiaires de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), qui subventionne, depuis 2002, l'assistance aux personnes âgées, augmentera de 60 % et concernera au moins 2,8 % de la population. ». Si la construction d’établissements a progressé, l’encadrement en personnel reste problématique comme le montre l'étude publiée plus loin dans le journal : « la situation est loin d'être parfaite et le manque de personnel peut avoir des conséquences douloureuses pour les personnes âgées. L'accompagnement logistique, médical, moral et financier du vieillissement reste un défi à relever. »

Le journaliste reprend les déclarations de la Ministre déléguée aux personnes âgées et à l’autonomie, Michèle Delaunay qui a évoqué une loi " avant la fin de la première moitié du quinquennat " , voire " des réponses dans la décennie " .

 Dépassement d’honoraires (Les Echos)

Sous le titre « Dépassements d’honoraires : un vrai faux sujet », le journaliste explique que le montant global des dépassements ne représente que 1,4 % des dépenses totales de santé (2,4 milliards d’euros sur 172). A la question « Qui sont les professionnels concernés ? », la réponse est : « Essentiellement les spécialistes : 41 % sont aujourd'hui en secteur 2, tandis que les généralistes ne sont que 16 %, avec un taux de dépassement respectif du tarif Sécu de 56 % et de 43 %. ».

Un peu plus loin dans l’article, le journaliste est obligé de reconnaître qu’il existe cependant un problème : « Certes, pour le patient usager, l'existence d'un « reste à charge » est toujours de trop. Plus préoccupant, des dépassements importants posent des difficultés d'accès aux soins pour ceux aux revenus modestes. Plus nous tarderons à agir, plus cette question de l'équité de l'accès aux soins se posera de manière criante et plus il sera douloureux d'arrêter une décision consensuelle. »

La solution finalement préconisée n’est pas si inintéressante que le titre pouvait le faire craindre : « Peut-on aller encore plus loin et envisager un reste à charge zéro pour le patient ? Oui, à condition de revaloriser les tarifs des praticiens à leur juste valeur – notamment ceux bloqués en secteur 1 depuis des années -et socialiser en contrepartie les 2,4 milliards d'euros de dépassements. C'est un défi à notre portée, si l'on s'attaque par ailleurs aux dysfonctionnements coûteux du système de soins ! »

 Affaire des médicaments utilisés pour le traitement de la dégénérescence maculaire (Le Canard Enchaîné)

Le titre est sans appel : « La Ministre soigne la santé d’un labo ». L’article décrypte bien la positon très ambiguë de la Ministre de la santé qui refuse de prendre la décision politique qui s’impose au regard des pratiques actuelles des professionnels, à savoir valider l’utilisation du l’Avastin à 50 euros la dose, en remplacement du Lucentis à 800 euros la dose. L’argument du principe de précaution mis en avant est utilisé au plus grand profit du laboratoire concerné, à savoir Novartis. Si des études sont en cours pour autoriser définitivement cette utilisation, pour l’instant les médecins s’accordent sur l’efficacité du produit sans risques supplémentaires.

La conclusion de l’article est sans appel : « Pour Novartis, en tout cas, c'est Noël tous les jours, avec un chiffre d'affaires de 50 milliards de dollars, en hausse de 14 % en 2011. Et sa santé ne cesse de s'améliorer: outre son monopole sur le traitement de la DMLA, le labo vient d'obtenir l'autorisation d'utiliser le Lucentis contre les oedèmes du diabète et les occlusions veineuses. A 600 euros la seringue, et à raison de quatre par an. Le loto, c'est maintenant. »

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