Blog d'informations et Le blog du Syndicat CGT du Centre Hospitalier de Port-Louis/Riantec
APPEL A LA GREVE LE 1 ER JUILLET 2013
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L’Union Syndicale Départementale 56 CGT Santé & Action Sociale appelle à la Grève de l’ensemble des salariés, à l’occasion de la venue de Madame la Ministre de la Santé et peut-être de Monsieur le Président de la République, pour l’inauguration de l’Hôpital du Scorff à Lorient prévue lundi 1er Juillet 2013. Dans cette perspective, l’ensemble des salariés auront l’opportunité de se mobiliser et de porter avec détermination leurs justes revendications.
Nous nous donnerons rendez-vous à Pen Mané à 9h pour prendre le bateau pour Lorient (prévoir un pique-nique).
Le gouvernement a totalement fait l’impasse sur les questions de santé publique. A l’automne, la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) est débattue et votée au Parlement. Cette loi conditionne l’Objectif National des Dépenses d’Assurance – Maladie (ONDAM) et donc la médecine de ville et les budgets des hôpitaux.
La LFSS planifie le déficit et la pénurie, car la pensée unique, c’est : « il faut réduire les déficits » Ainsi, au nom du « déficit », les restrictions budgétaires l’emportent sur la nécessité d’assurer les missions d’un service public de qualité et de l’accès aux soins pour tous.
Mais de quel déficit parle-t-on ? En 2009, le déficit de la Sécurité Sociale s’élève à 20 milliards d’€, mais de 1992 à 2008, les exonérations de cotisations patronales sont passées de 1,9 milliards à 30,7 milliards d’€, tandis que le total des dividendes distribués en 2008 par les groupes du CAC 40 était de 43 milliards d’€ !
Dans les EHPAD, ce financement insuffisant met le personnel et les résidents en difficulté par manque d’effectif et d’effectif qualifié. Le remplacement des absences-maladie est retardé et compensé par un réaménagement temporaire de poste de travail (horaires coupés, travail en 12 h …), avec des conséquences sur la qualité de la prise en charge puisque les soins sont différés : Résidents laissés au lit, douches reportées, ménage abrégé, animation supprimée, bilans « non-urgents » reportés, toilettes « abrégées » ou partielles…
Dans le secteur hospitalier, la loi Sarkosyste Hôpital Patient Santé et Territoire (HPST) et la Tarification à l’Activité (T2A) ont fait de la santé une marchandise soumise aux règles de la concurrence, de la rentabilité et de la privatisation.
La T2A fait entrer l’ensemble du secteur hospitalier dans un mécanisme de régulation Prix X Volume, avec pour objectif de faire converger les modalités de financement du secteur Public avec le secteur Privé. Mais avec ce pilotage, une augmentation des volumes ne peut qu’être compensée par des baisses de prix, pour rester dans l’enveloppe de l’ONDAM …
Dans ce contexte, l’hôpital public est toujours présenté comme le mauvais élève, alors que la progression des dépenses dans l’ONDAM a été de + 67 % pour les établissements privés pour + 37% dans les établissements publics. Fin 2008, 90 % des hôpitaux étaient en déficit !
Il faut dénoncer les effets pervers induits par la T2A :
Course à l’activité (effet volume) et incitation à l’augmentation de l’activité en réduisant les coûts et particulièrement la masse salariale.
Tendance forte et continue à la baisse des tarifs (effet prix), augmentée par la course à l’activité et la recherche d’un codage de plus en plus exhaustif destinée à limiter la baisse des tarifs, lié au contexte de plafonnement de l’ONDAM.
LES CONSEQUENCES pour les PATIENTS ? LES VOICI :
Sur le plan des soins :
► Tendance au tri des malades pour rentrer dans les bornes du séjour et aller sur les tarifs les plus rémunérateurs,
► Tendance à multiplier les actes inutiles pour valoriser le séjour du patient,
► Tendance au renvoi prématuré des patients à leur domicile pour accélérer le turn-over des patients et augmenter le taux d’occupation des lits en diminuant la Durée Moyenne de Séjour (DMS),
► Tendance au retour de prise en charge du fait de ce renvoi prématuré…
Sur le plan financier :
Hausse du forfait hospitalier, hausse des franchises, augmentation du ticket modérateur… ►Aujourd’hui, seuls 55% des soins courants sont remboursés par la Sécurité Sociale, et de plus en plus de Français renoncent aux soins : 16,2 % de la population en 2010, selon l’INSEE… et combien aujourd’hui ?
LES CONSEQUENCES sur les conditions travail des salariés :
Les salariés ne sont plus respectés ni dans leur «vie au travail», ni dans leur « vie privée » :
► Rappel sur les temps de repos, changements d’horaires, pas de remplacements, …
► Manque de reconnaissance : 4ième année sans augmentation de salaires, glissement de tâches, les 12 heures, …
Le risque est la perte du « sens du travail » et tout espoir d’un lendemain meilleur. Ils sont au bord de l’asphyxie, cela se traduit par de la souffrance au travail. Ils ont l’impression de ne pas avoir suffisamment de temps pour prendre soins et écouter les patients et leurs familles... Un bagage mental de plus en plus lourd à porter, et que les personnels ramènent à la maison. L’épuisement physique et psychologique se fait de plus en plus sentir! Dans ces conditions, combien de temps tiendront-ils ? Combien de temps tiendrons-nous ?
Tous ensemble !!!
Pour réaffirmer le droit à la santé, Pour revendiquer un grand service public de santé et d’action sociale